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Le
silencieux contenu dans un manchon en duralumin était d’abord composé
de deux chambres de décompression sur sa première moitié puis de dix
disques fixés sur une tige dans la seconde moitié. Les disques
provoquaient une décompression en spirale des gaz avant de les relâcher
par des trous vers la bouche du canon, produisant ainsi un bruit très
faible ne rappelant en rien un coup de feu.
Les
carabines De Lisle furent testées sur les côtes françaises et, comme
elles donnèrent entière satisfaction, le gouvernement britannique passa
commande de 500 exemplaires avant d’en rajouter 100 de plus.
Malheureusement les premiers modèles de série sortirent après le
débarquement en Normandie , une telle arme devenant donc inutile et la
commande fut annulée après 130 exemplaires construits qui furent
expédiés en Asie.
À noter que certains modèles furent
transformés pour les parachutistes avec l’adjonction d’une crosse
métallique repliable. Les derniers modèles produits, les Mk II, avaient
un manchon plus long et un cran de mire fixe à la place de la hausse.
Auteur : Pascal Carlot
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