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Koursk, le deuxième échec allemandURSS L'« Opération Zitadelle » (Citadelle en allemand), ou bataille de Koursk, fut l'une bataille décisive de la Seconde Guerre mondiale. Elle reste dans les mémoires comme le plus grand affrontement de blindés de l'histoire des guerres, et connut le jour le plus meurtrier pour l'aviation de l'histoire. Bien qu'à l'origine prévue comme une offensive allemande, la défense soviétique et le succès de la contre-offensive qui s'ensuivit l'ont transformée en une victoire du camp adverse. La bataille a joué un rôle majeur dans la propagande soviétique, qui a fortement exagéré l'issue du conflit. |
Quelques unités allemandes furent immédiatement envoyées en Italie, et seules des attaques réduites continuèrent dans le sud, pour se débarrasser des forces soviétiques coincées entres les deux armées allemandes. |
Infanterie soviétique montant à l'assaut |
Contre-offensive soviétiqueBien qu'ignorant le changement des plans de Hitler, les Soviétiques percevaient bien l'arrêt des attaques près de Koursk. Les Soviétiques mirent alors leurs plans pré-Zitadelle en action. Le 15 juillet les attaques sur Orel furent lancées avec le déclenchement du front central soviétique. Les Allemands reculèrent sur la ligne Hagen partiellement préparée à la base du saillant. Les forces allemandes furent envoyées du sud vers le nord pour aider à couvrir la retraite. Bien que les Allemands qui reculaient infligèrent des pertes sévères à l'Armée rouge, c'était la première fois qu'il y avait une avance soviétique pendant l'été, augmentant radicalement le moral des Russes. Dans le sud, les Soviétiques avaient besoin de plus de temps pour se regrouper après la défaite cuisante qu'ils avaient reçue en juillet et ne purent lancer leur contre-attaque avant le 3 août. Aidés par les attaques de diversion plus au sud ils furent capable de prendre Belgorod difficilement conquise par von Manstein. La capture de Belgorod et d'Orel fut célébrée à Moscou par des feux d'artifices, une pratique qui devint à partir de ce moment une institution avec chaque ville reprise. Ils atteignirent Kharkov le 11, une ville qu'Hitler disait qu'il défendrait à tout prix. Les unités allemandes étaient alors très fatiguées, s'étant battues chaque jour pendant plusieurs semaines. Leur capacité en homme avait été réduite et ils manquaient d'équipement. Le 20, toutes les forces allemandes dans la région durent se retirer. Fin de la batailleLe 22 août, les deux forces étaient totalement épuisées et les combats se terminèrent (officiellement). La bataille n'était pas une victoire nette pour les Soviétiques qui avaient souffert de beaucoup plus de pertes que les Allemands. Cependant ces derniers pour la première fois avaient perdus des territoires substantiels pendant l'été et n'avaient pas été capables d'atteindre leurs objectifs. Un nouveau front s'était ouvert en Italie, dispersant leur attention. Les deux belligérants eurent des pertes, mais seuls les Soviétiques avaient les réserves en hommes et en production industrielles suffisantes pour récupérer complètement, sans parler de l'aide très conséquente qu'ils obtenaient de la loi Lend-Lease (Prêt-bail) des États-Unis d'Amérique, incluant les très efficaces Jeeps et camions. Les Allemands ne reprirent jamais l'initiative après Koursk. Les pertes étaient énormes. Du côté soviétique, on dénombrait plus de 250 000 tués et 600 000 blessés. Les Allemands perdirent 500 000 hommes (tués et blessés) et 980 chars. L'Armée Rouge avait également perdu beaucoup de blindés, mais put s'en remettre grâce à sa production industrielle, contrairement à l'armée allemande. Hitler s'impliquera plus dans les détails des opérations suivantes, à l'inverse de Staline, ce qui se révèlera une erreur. Sources : François de Lannoy, La Ruée de l'Armée Rouge, Heimdal, Octobre 2002 et http://fr.wikipedia.org/Carte : Catherine et Jacques Legrand dir. Chronique de la Seconde Guerre mondiale. Éditions Chronique, novembre 2002 |
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