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Bientôt, les comploteurs durent déchanter : Hitler était blessé mais bien vivant. La serviette piégée que von Stauffenberg avait déposée sous la table avait été malencontreusement déplacée par l'un des officiers présents. Le bilan s'élevait à quatre morts. Quant aux soupçons, ils portèrent rapidement sur von Stauffenberg, qu'un sergent avait vu glisser la bombe sous la table. Il fallut quelques heures à Hitler pour se rendre compte de l'étendue du complot. Les deux tympans percés, le bras droit temporairement paralysé et les jambes brûlées, Hitler reprit ses esprit et accueillit Mussolini, en visite à Rastenburg, lui aussi rescapé d'un récent coup d'État. Le Führer lui montra le lieu de l'explosion, quatre heure à peine après l'attentat.
La composition du gouvernement fantôme
Les conspirateurs s'apprêtaient à remplacer le Führer à la tête du gouvernement par le général Ludwig Beck, ancien chef d'état-major des armées, qui avait démissionné en 1938 pour protester contre les projets de Hitler. Carl Goerdeler, ex-maire de Leipzig, devait prendre le poste de chancelier, avec Wilhelm Leuschner, ex-dirigeant des syndicats, comme vice-chancelier.
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Le colonel-comte Klaus von Stauffenberg
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