|
Le
Reich doit encore payer les ressources importées de Finlande, de
Yougoslavie, et de Suède dont l’armée a grand besoin. Le manque de
matières premières est catastrophique pour l’Allemagne. Au début de la
campagne de France, le carburant couvre 4 mois de combat, le
caoutchouc, 6 mois. L’Allemagne ne peut donc pas mener une guerre
longue, malgré sa légère supériorité matérielle, contre des puissances
supérieures économiquement. C’est pourquoi l’Allemagne a mis au point
la stratégie de la guerre éclair. Entre 1939 et 1940, l’armée allemande
fait encore des efforts dans la motorisation de l’armée et dans la
puissance des unités blindées. Les Allemands produisent des chars plus
lourds, comme les Panzer III ou IV, qui surclassent les Panzer I (avec
des mitrailleuses) et les Panzer II (avec un canon léger).
Ainsi,
le nombre des engins lourds a doublé tandis que celui des chars légers
a diminué de 280. De ce fait, au moment de la guerre, le nombre de
blindés est passé de 3 195 à 2 574 à la veille du 10 mai 1940. En
revanche, ces unités sont mieux organisées et ont une puissance de feu
accrues. De novelles divisions (Panzer et motorisées) ont été crées à
partir de matériel tchèque comme Skoda 35 ou 18 t. On arrive donc au
chiffre de 10 divisions blindées et de 7 divisions motorisées. Mais ces
dernières ont moins de chars que celles des Alliés. Il faudra donc
prélever des engins sur les divisions de réserve. C’est aux divisions
de pointe de remporter la victoire. Il faudra donc une victoire rapide
génératrice de butin... |
Un soldat français blessé demande de l'aide
|