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Les
conditions étaient très dures : les personnes arrêtés ne pouvaient
prendre avec elles qu'une couverture, un pull, une paire de chaussure
et deux chemises. De plus les familles étaient séparées, la plupart
d'entre elles ne furent plus jamais réunis. Berlin avait envoyé comme
directive que "les opérations [devaient] êtres effectuées avec le
maximum de rapidité, sans paroles inutiles et sans aucun commentaire".
Après
leur arrestation, les Juifs étaient emmenés par autobus dans le camp de
Drancy (au nord de Paris). Cependant, 7 000 d'entre eux se retrouvèrent
parqués au Vélodrome d'Hiver (situé dans le XVe arrondissement).
Celui-ci avait déjà été le théâtre d'une rafle en été 1941. Ils durent
survivre pendant cinq jours sans nourriture et avec un seul point
d'eau. Ceux qui tentaient de fuir furent tués sur-le-champ, une
centaine de prisonniers se suicidèrent. Ils furent alors conduits dans
les camps de Drancy, Beaune-la-Rolande et de Pithiviers.
Sur
les 42 000 Juifs français envoyés à Auschwitz en 1942, seuls 811
reviendront chez eux après la libération, soit moins de 3 %. |
Les camps d'internement et de déportation des Juifs en France |