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L'équipement de cette armée française avait bien donné lieu à quelques frictions. Le commandement français voulait jeter le plus grand nombre possible de soldats dans la bataille ; les Américains exigeaient au contraire que soit "endivisionnées" seulement des unités dotées de services de soutien très étoffés. Les Français cédèrent pour éviter des retards. En définitive, la Ière Armée française comptait 260 000 hommes répartis en sept divisions, dont deux blindées ; elle était entièrement motorisée.
Dès sa nomination, De Lattre s'était considéré comme un généralissime français et non comme un subordonné dans le commandement allié. Un accord interallié se fit pour que, après le débarquement, le quartier général français assumât le commandement tactique de la Ière Armée.
C'était donc une armée françaises modernisée, mais aussi une armée autonome relevant directement du gouvernement français qui allait libéré Toulon (20-27 août) et Marseille (23-28 août) et faire dix-sept mille prisonniers allemands dans la première ville, trente-sept mille dans la seconde. Lyon fut atteint le 3 septembre. La jonction avec les troupes venues du Nord-Ouest se réalisa le 12 septembre 1944 à Langres.
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Les troupes françaises en route vers les plages (au dessus et en dessous)
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