|
Le 3 janvier à Versailles, la Ière armée américaine, dont faisait partie la 2e DB, reçut l'ordre de se replier au nord de l'Alsace et d'évacuer Strasbourg pour occuper la crête des Vosges. De Gaulle réagit immédiatement en confiant à de Lattre la mission de défendre Strasbourg, "avec ou sans l'accord du commandement américain". Vers 16 h, de Gaulle voit Eisenhower et Churchill au QG américain. Il persuade Eisenhower d'annuler l'ordre d'évacuer Strasbourg et le nord de l'Alsace.
Le 5 janvier, les Allemands franchirent à nouveau le Rhin, mais dans l'autre sens, et établirent une tête de pont à Gambsheim, à 20 km au nord de Strasbourg. Le 7, les forces allemandes effectuèrent une offensive en tenaille sur Strasbourg. Au nord, ils attaquèrent la VIe armée américaine vers Haguenau. Au sud, venant de la poche de Colmar, ils firent une percée sur Erstein dans les lignes de la Ière armée française.
Le 20 janvier, l'opération "Vent du Nord" avait permit aux Allemands de se rapprocher à 13 km de Strasbourg, ce qui provoqua une véritable panique. Regroupée entre Sarreguemines et Bitche, la 10e Panzerdivision était à l'avant-garde de l'offensive menée sur Saverne et Strasbourg. Elle avait reprit Sessenheim et fait sa jonction avec les unités ayant franchi le fleuve. Ces forces continuaient leur offensive vers le sud de l'Alsace. Leur but était de rejoindre et de dégager Colmar et d'ouvrir ainsi la voie au-delà des Vosges. L'objectif allemand était que les forces du groupe d'armées de Blaskowitz (groupe d'armées G) parviennent à enfoncer le VIe groupe d'armées franco-américain, qui contrôlait un front de 120 km de large.
|
Affiche publiée dans Colmar le 3 février 1945 (rédigée le 2)
|