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Vers
7h00, un radar américain repéra la formation aérienne à 250 km, mais
l'information fut interprétée comme étant le vol de Forteresses
volantes qui était annoncé pour la soirée en provenance de Californie.
À 7h50, le premier chasseur était en vue de Pearl Harbor et à 7h53 il
confirmait l'attaque surprise.
5 minutes plus tard, le
contre-amiral Patrick Bellinger hurlait dans le micro : « Attaque
aérienne sur Pearl Harbor. Ce n'est pas un exercice! »
Une attaque en deux temps
Le matin du 7 décembre 1941, 127 vaisseaux étaient enregistrés au port de Pearl Harbor, dont 94 étaient au mouillage.
Cependant,
les 3 porte-avions Saratoga, Lexington et Enterprise ainsi que 13
croiseurs étaient en patrouille au large. Les Japonais concentrèrent
leur attaque sur les 7 cuirassés (Arizona, Oklahoma, West Virginia,
California, Nevada, Maryland et Tennessee) amarrés deux par deux le
long de l'île Ford; île située au centre de la baie.
L'Arizona
reçut le premier une bombe de 800 kg qui fit sauter l'avant alors
qu'une deuxième bombe tombait par la cheminée dans la salle des
machines ; brisant le navire en deux et tuant par le même fait
1 106 hommes sur une possibilité de 1 500.
L'Oklahoma
reçut trois torpilles sur son flanc gauche, ce qui le fit chavirer,
gardant dans son ventre des matelots qui agonisèrent dans le noir
pendant 17 jours.
Le West Virginia et le California
reçurent des torpilles aussi et ils auraient chaviré sans leurs
matelots qui s'efforcèrent de les redresser. Le Nevada reçut quant à
lui une torpille et deux bombes mais resta à flots.
Le
Maryland et le Tennessee ne subirent que des dommages légers et 15
jours après ils étaient prêts au combat avec le cuirassé Pennsylvania
qui était en cale sèche lors de l'attaque. En plus des cuirassés, les
avions japonais endommagèrent 3 croiseurs et 3 destroyers.
À
7h15, la deuxième vague d'avions décolla des porte-avions japonais.
Cette deuxième vague était composée de 54 bombardiers, 80 bombardiers
en piqué et 36 chasseurs. Poursuivant les objectifs de la première
vague, elle concentra aussi son action sur les installations de l'île
Ford, sur les quais d'hydravions et sur les 2 bases aériennes,
détruisant ainsi 65 appareils.
L'amiral Nagumo se
refusa à envoyer sa première vague pour une deuxième passe, estimant
que les défenses seraient établies. Il mit donc le cap au nord pour
rentrer à sa base vers 13h00. La deuxième attaque par sous-marins
s'avéra être un échec total, entre autre du fait de la forte
surveillance exercée après l'assaut aérien.
Bilan : 2 403 Américains tués et 1 178 blessés contre 29 avions et 55 aviateurs du côté japonais
Lors
de leur retour, l'un des sous-marins transporteurs, l'I-170, fut coulé
par un appareil de l'Enterprise. 50 minutes après le premier
bombardement, les diplomates japonais remettaient la déclaration de
guerre officielle. 2403 Américains furent tués et 1178 blessés contre
29 avions et 55 aviateurs pour les Japonais. Dans leur attaque, ces
derniers n'avaient pas inclus la destruction des réservoirs de
carburants, ce qui aurait immobilisé la flotte américaine.
En
définitive, les Américains perdirent 2 cuirassés et durent réparer les
6 autres, mais ils restèrent fort de leurs trois porte-avions
(Lexington, Saratoga et Enterprise) et du restant de leur flotte de 44
destroyers, 16 croiseurs et autant de sous-marins. De plus, le chef des
opérations navales, le vice-amiral Stark, fit repasser le canal de
Panama à une partie de sa flotte de l'Atlantique, incluant le
porte-avions Yorktown.
L'attaque eut deux impacts
majeurs : elle unifia tous les Américains dans un but de revanche et
les stratèges US durent modifier leurs plans d'attaque en fonction du
restant de la flotte, soit compter entièrement sur les porte-avions
pour gagner une bataille (un succès). Cette attaque avait beau avoir
démoralisé les Américains, fait d'énormes dommages à l'US Navy, elle
fut la piqûre qui réveilla le géant américain.
Cette
attaque provoqua un énorme mouvement patriotique en Amérique, ce qui
les fit entrer dans la Seconde Guerre mondiale avec une plus grande
envie de vaincre que toutes les autres armées du monde, qui
commençaient à s' épuiser en raison du conflit qui s'intensifiait
(surtout en Europe). Grâce à leur détermination et à leur énorme
puissance économique, les Américains furent ceux qui changèrent le
cours de la guerre à l'Ouest et dans le Pacifique, en montrant au monde
entier que cette attaque n'avait rien fait d'autre que de les réveiller. |