Après
une défaite au large de l'île Savo (ou les Américains perdirent quatre
croiseurs lourds), Turner dut faire rebrousser chemin à ses transports.
Le 20 août, la "piste Henderson" était achevée, les forces américaines
débarquées disposaient ainsi d'un terrain d'aviation, rééquilibrant les
forces dans le ciel du Pacifique. Le 24 août, l'amiral Kondo envoya 8
navires de lignes, 3 porte-avions, des croiseurs et des destroyers pour
attaquer la Task Force américaine. Lors des combats, les Japonais
perdirent le porte-avions léger Ryujo. Il durent battre en retraite
sans avoir pu bombarder l'aérodrome ni débarquer des renforts sur
Tulagi et Guadalcanal. Cependant, l'Enterprise fut durement touché au
cours des combats.
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Le
12 septembre, le général Hyukatake envoya ses 6 000 hommes pour
effectuer une offensive de nuit sur Bloody Ridge. La défense américaine
était assurée par 11 000 hommes, et l'attaque fut un échec : les
Japonais perdirent 1 500 hommes contre seulement 40 pour les
Américains. Lors d'offensives navales, le porte-avions Wasp et le
destroyer O'Brien furent détruits, le Saratoga et le cuirassé North
Carolina gravement endommagés.
À la fin de septembre
1942, l'US Navy ne disposait plus que du porte-avions Hornet et du
cuirassé Washington dans ce secteur, mais elle parvint tout de même à
débarquer 4 200 hommes sur Guadalcanal. Dans la nuit du 11 au 12
octobre, 3 croiseurs et 2 destroyers de l'amiral Goto s'approchèrent de
l'île, mais la Task Force 64 de l'amiral Scott (5 croiseurs et
destroyers) les intercepta et les vainquit. De plus, les Américains
réussirent à débarquer de nouveaux renforts sur l'île. Le 13, les
Japonais envoyèrent deux cuirassés rapides, des croiseurs lourds et six
transports de troupes qui débarquèrent 4 500 hommes sur l'île. Les
forces japonaises sur Guadalcanal se chiffraient désormais à
24 000 hommes et les américaines à 23 000 hommes.
Insatisfait, Nimitz fit remplacer Ghormley par Halsey et Fletcher par
l'amiral Kinkaid.
Le 23 octobre, la XVIIe
armée japonaise attaqua l'aérodrome. Pendant ce temps, l'amiral Kondo
se tenait près au large de l'île avec 4 cuirassés, 4 porte-avions, 10
croiseurs et 30 destroyers. Le 26 octobre eut lieu la bataille de Santa
Cruz ou le Hornet fut coulé et l'Enterprise gravement endommagé. Les
Japonais, quant à eux, perdirent 100 avions sur les 150 engagés dans
les combats. Ceux-ci continuaient sur l'île, mais les Marines tenaient
bon. Après une paix relative de deux semaines, la bataille décisive eut
lieu du 12 au 15 novembre. Lors de celle-ci, la Navy perdit 2 croiseurs
et 7 destroyers, tandis que la Marine Impériale déplorait la
disparition de 6 navires de lignes et de 6 de ses 10 transports de
troupes (les 4 autres parvinrent à débarquer leurs contingents).
Le 11 décembre, l'état-major japonais prit la décision d'évacuer la XVIIe
armée de Guadalcanal. À ce moment-là, les forces japonaises sur l'île
étaient réduites à 11 000 hommes tandis que 50 000 GI
américains (du général Patch) avaient pris position. Le 7 février, les
troupes japonaises commencèrent à gagner leurs transports et le 8,
elles avaient toutes quitté Guadalcanal.
Lors de ces six
batailles navales successives, la Navy et la Marine Impériale perdirent
chacune 24 navires, soit 126 000 tonnes pour la première et
136 000 pour la seconde. Cependant, les Japonais avaient perdu
25 000 de leurs 35 000 hommes envoyés à Guadalcanal, alors
que les Américains n'avaient perdu que 1 500 hommes sur
60 000. Ce fut la première défaite terrestre de l'armée nipponne. |
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