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Ces deux navires avaient une largeur exceptionnelle afin d'être d'excellentes plates-formes de tir par mer formée. Leur protection était directement issue de celle du baden. Officiellement, en accord avec l'accord naval Anglo-Allemand de 1935, leur déplacement était fixé à 35 000 tonnes, mais en réalité, il devait être largement supérieur à 40 000. De fait, à son achèvement en août 1940, le Bismarck était le plus moderne, le plus grand, et le plus puissant du monde. Il ne sera dépassé que par le Yamato Japonais en 1941. Devenu de ce fait la bête noire des alliés à la capitulation de la France, il représentait à lui seul la plus sérieuse menace Allemande en mer du Nord. En effet, il était capable, étant engagé dans une guerre au commerce, de n'être inquiété par aucun navire de ligne adverse. La suite est connue...
Son jumeau le Tirpitz fut terminé en février 1941, et rapidement envoyé en Norvège ou il reçut une artillerie AA supplémentaire (40 canons de 20 mm en affûts simples et quadruples), et deux bancs triples de tubes lance-torpilles de 533 mm débarqués du Leipzig. Il resta dans un fjord de Norvège pour effectuer des sorties contres les convois de la baltique, et finalement écrasé sous les bombes en novembre 1944 par des Lancaster et Halifax de la RAF, dont des "grand slam", énormes bombes de 10 tonnes destinées à briser les barrages, près de Tromsö.
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