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Leur DCA comprenait les excellents nouveaux canons rapides de 90 mm AA, certainement du niveau des redoutables 88 Allemands. En outre, ils reçurent en supplément en 1941 (sauf La Marseillaise et le Montcalm) 1 canon de 37 mm, 2 de 25 mm et 4 mitrailleuses de 13,2 mm.
En 1940, ils subirent des sorts différents: Deux d'entre eux, le Montcalm et le Georges Leygues, étaient présents à Dakar lors de l'intervention Franco-Britannique avec un équipage fidèle au gouvernement de Vichy: Ils canonnèrent les navires Britanniques, sans succès cependant. Ils y étaient encore en compagnie du Richelieu lorsque l'on décida de les envoyer aux USA en novembre 1942, après l'invasion de la zone libre par les troupes Allemandes. La Gloire, rallia également les USA à la même époque, tandis que les trois autres, présents en Afrique du Nord, se réfugièrent à Toulon après l'opération Catapult pour s'y saborder le 27 novembre 1942. Les Italiens tentèrent de remettre en service deux d'entre eux après renflouage, mais ils n'y parvinrent pas avant leur propre capitulation et les Allemands abandonnèrent à leur tour cette idée. Le La galissonnière sera Coulé lors d'un raid allié en 1944, le Jean de Vienne en 1943, et ils seront démolis après la guerre.
Sous la nouvelle bannière à croix de Lorraine des FNFL, la Gloire, le Georges Leygues et le Montcalm ressortirent de l'arsenal de Puget Sound (New York) fin 1943 avec un radar, leurs tubes lance-torpilles, leurs hydravions, catapulte et hangars en moins, tandis qu'ils recevaient les aménagements standards de l'US navy, un radar et une puissante batterie de DCA composée de 24 canons de 40 mm en affûts quadruples, et 16 de 20 mm en affûts simples. Le Gloire reçut une livrée zébrée à trois tons expérimentale assez spectaculaire (voir ci-dessus) en pur "Razzle dazzle", et est le croiseur Français le plus connu au monde, en grande partie pour cette raison. Il possédait également un pont ouvert, tandis que les deux autres reçurent une livrée plus classique en deux tons en bande horizontale. Ils participèrent activement à toutes les opérations des FNFL en Europe, et ne seront retirés du service, après de nouvelles modifications en 1945, que bien plus tard, en 1958-59 pour le Gloire et le Georges Leygues, et en 1970 pour le Montcalm, derniers croiseurs "classiques" Français avec le De Grasse.
Ce dernier procédait d'un nouveau plan de construction prévoyant 3 navires améliorés, ordonnés dès 1937, mais dont seul le premier, le De Grasse fut commencé, en novembre 1938. Il ne fut pas lancé avant la capitulation et sa construction s'éternisa jusqu'en 1946. A cette date, on commença à définir un nouveau design, et il en émergea en 1956 en tant que croiseur antiaérien. Sous cette nouvelle configuration, il servit aux côtés du Colbert jusqu'à la fin des années 70.
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