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Classe Le Hardi

France, 1940

Destroyers

Afin de suivre les nouveaux cuirassés de la classe Dunkerque, on commença à étudier un nouveau type de destroyers capables de tenir 35 noeuds à pleine charge, et 40 en cas d'urgence. Ces études menèrent à la conception de la classe Le Hardi, nettement plus grands (1800 tonnes standard contre 1400) et disposant d'une artillerie supérieure répartie en tourelles doubles, à l'instar des Mogador. Toutefois, ils furent approuvés en 1938 seulement, et de ce fait, sur les 12 commandés, seulement un fut en service avent la capitulation de juin 1940: Le Hardi, précisément. Tous les autres, dont les 5 premiers avait été lancés en mai 1939, étaient en divers états d'avancement dans leur achèvement, mais aucun n'appareilla comme le firent le Richelieu et le Jean Bart. De ce fait, les conditions d'armistice s'appliquèrent à eux, et ils furent terminés et mis en service au sein de la marine Française, mais limités aux eaux métropolitaines. Trois furent lancés en 1939, et deux en 1941, mais leur achèvement fut abandonné. Les deux derniers furent conservés en l'état, le second (L'opiniâtre) jamais terminé, tandis que le premier (L'Aventurier) fut sommairement achevé en 1947 et servit comme ponton jusqu'en 1960. Ces quatre derniers bâtiments étaient plus grands et nettement plus lourds (2930 tonnes à pleine charge), avec un armement révisé, et plus de puissance, mais pour une vitesse en opération de 35 noeuds.

Au début de 1942, la marine de Vichy comptait donc 8 bâtiments de cette classe. Ils avaient étés réarmés de 2 canons de 25 mm AA, 4 mitrailleuses de 13,2 et 8 de 7,7 mm et renommés d'après des unités coulées au combat depuis 1940.

Le Hardi en novembre 1942

Le Hardi en novembre 1942

En novembre, tous se sabordèrent dans la rade de Toulon. Les Allemands et les Italiens tentèrent de les remettre en service après renflouage, sauf le Bison, abandonné sur place. Les Fr32, 33, 34, 36 et 37 servirent peu de temps (fin 1943) sous la bannière Italienne, mais comme les autres, ils furent capturés ensuite par les Allemands à la capitulation Italienne, et intégrés à la Kriegsmarine. Ils furent coulés ou sabordés en 1944-45, dont deux à l'entrée des ports de Gênes et de Toulon. Deux, le Lansquenet et le Mameluck, gravement endommagées durant la guerre, survécurent comme coques utilitaires jusqu'en 1958.

Spécifications techniques
Déplacement 1 780 t. standard -2 577 t. Pleine Charge
Dimensions 117,2 m long, 11,10 m large, 4,2 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 turbines Rateau-Bretagne, 4 chaudières Sural-Norguet, 58 000 cv.
Vitesse maximale 37 noeuds
Blindage Aucun
Armement 6 pièces de 130, 2 pièces de 37 mm AA, 4 mitrailleuses de 13.2 mm AA, 7 TLT 550 mm (1x3, 2x2), 8 grenades, 1 torpille remorquée ASM
Equipage 187