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Les travaux entrepris en 1923 furent assez longs, et à sa sortie le bâtiment déplaçait presque 30 000 tonnes à pleine charge. Equipé de deux ascenseurs électriques de taille différente (un pour les bombardiers-torpilleurs et autres autre pour les chasseurs), il pouvait embarquer 40 appareils. Il avait conservé une partie de la cuirasse d'origine, et jouissait d'une bonne protection, notamment au niveau du pont d'envol. Il possédait en revanche un armement désuet, celui des huit pièces en barbettes latérales du cuirassé d'origine, et une DCA insuffisante en 1939.
En outre son parc aérien, composé au départ de chasseurs Wibault 75, LGL32 et bombardiers-torpilleurs Levasseur PL4, ne fut "modernisé" qu'en 1937 avec des chasseurs monoplans Dewoitine D376, et des Levasseur PL7 et 10. Les Voughts V156F commandés aux USA ne furent jamais prêts à temps pour opérer à partir du Béarn et se retrouvèrent tout comme les bombardiers en piqué LN401 plongés dans la tourmente de mai-juin 1940.
En 1935, le Béarn avait subi une refonte, mais ses machines développant 21 noeuds étaient insuffisantes pour s'intégrer aux escadres alliées, et de fait, il fut affecté à des tâches subsidiaires. En juin 1940 le Béarn se trouvait en Martinique. Les Etats-Unis respectant la promesse de neutralité du gouvernement de Vichy, le Béarn y fut démilitarisé et "interné" durant deux ans. En juin 1943, il passait officiellement aux mains des FNFL. Mais ses équipements et son aviation périmés firent qu'on s'en servit comme transport d'aviation, subissant plusieurs modifications en 1944 et 1945. Il en émergea avec un radar, une DCA plus importante entre autres équipements, et était camouflé aux standards de l'US navy. En mars 1945, il disposait d'une DCA portée à 4 pièces de 127 mm, 24 de 40 mm, et 26 de 20 mm.
Après la guerre, il opéra brièvement en Indochine, puis il passa le reste de sa carrière à Toulon en tant que navire-caserne pour les sous-mariniers. En 1967, il fut définitivement retiré du service et vendu à des démolisseurs Italiens.
*: Certains de ces profils (aéronavale) sont des interprétations de photos diverses de qualité médiocre. La documentation sur ce type d'appareil est très difficile à trouver.
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Appareils de l'aéronavale :
Breguet 521 Bizerte (Liaisons, sauvetage, reconnaissance)
Dewoitine D376. Chasseur naval. Embarqué sur le Béarn en 1939

Latécoère 321. Hydravion de transport (rebaptisé Lieutenant de vaisseau Paris. Deux appareils conçus pour la ligne sud-américaine, réquisitionnés en 1939)
Levasseur PL5, Chasseur lourd. Utilisé sur le Béarn en 1932*.
Levasseur PL7. Bombardier-torpilleur du Béarn en 1933*.
Levasseur PL10/PL101. Bombardier-torpilleur standard du Béarn en 1939*.
Loire-Gourdou-Lesseur LGL32. Chasseur du Béarn en 1932.
Loire 130M. Hydravion embarqué standard de la marine Française. Reconnaissance, liaison.
Loire-Nieuport LN401. Bombardier en piqué standard de l'aviation Française en 1939. Conçu pour le Béarn mais jamais opérationnel à ce titre.
Vought V156F. Bombardier-torpilleur. Acheté pour opérer sur le Béarn et remplacer les Levasseur PL7 et 10.
Wibault 75. Chasseur navalisé standard embarqué sur le Béarn en 1928.
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