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Cette reconstruction fut si radicale que seule la quille resta l'élément inchangé: La coque fut allongée à l'avant de 10 mètres et la proue redessinée, gagnant en fluidité, donc améliorant la vitesse. Les machines d'origines, quatre turbines et quatre hélices passant à deux et les 8 chaudières au mazout et les 12 mixtes passant à 8, avec une puissance totale progressant de 32 000 à 75 000 cv, la vitesse passant de 22 à 27 noeuds, 28 aux essais. Tout l'armement secondaire en barbettes fut retiré, le pont supérieur agrandi. Touts les superstructures furent reconstruites, et les dix pièces de 305 mm passèrent à 320 mm par forage, leur portée grâce aux nouveaux affûts augmentant de près d'un tiers. Enfin de nouvelles tourelles doubles de 120 mm furent ajoutées sur le pont supérieur, et une DCA ajoutée. Pendant les essais on équipa le Cesare d'une catapulte pour hydravions, qui ne fut pas conservée.
Pendant la guerre le Cavour fut torpillé et bombardé à Tarente, et on augmenta sa DCA de quatre pièces de 37 mm avant de le conduire à Trieste pour réparation, qui se mua en refonte aux standard du Duilio. Nouveau poste directeur de tir ajouté, ainsi qu'un radar, son artillerie secondaire passé à 6 tourelles doubles de 134 mm, 12 nouveaux canons de 65 mm AA, et 13 affûts de 37 mm AA. Il ne sortit des chantiers que peu de temps avant la capitulation Italienne. Sabordé, il fut temporairement renfloué par les Allemands qui n'eurent pas le temps de mener à bien les réparations. Un raid aérien sur le port de Trieste eut raison de lui en février 1945. Renfloué une dernière fois en 1947, il fut envoyé à la démolition en 1950.
Le Giulio Cesare participa à l'engagement de Punta Stilo en juillet 1940, recevant un obus du Warspite à la base de la cheminée arrière, sans grand dommages toutefois. On lui ajouta 12 canons AA de 20 mm en affûts doubles, mais il ne fut plus engagé activement par la suite. A l'armistice, il fut envoyé à Malte, puis retourna à Tarente jusqu'en 1945. Transféré à l'URSS comme dommage de guerre, il prit le nom de Novorrossiisk, et affecté en mer noire, il sauta sur une mine en 1955, étant probablement renfloué et démoli la même année.
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