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Elles aboutirent en 1935 à la création du prototype "Maïale" ("cochon"), avec la bénédiction de l'amiral Cavagnari, qui finança ces travaux. Le SLC ou SCL (Siluro a Corsa Lenta) utiliait le corps d'une torpille standard de la marine (533 mm), mais était profondément modifié.
On y trouvait un moteur électrique, de façon à lui permettre d'être manoeuvré discrêtement par les hommes-grenouilles, un "kiosque" de pilotage et deux réserves d'oxygène qui alimentaient les commandos pendant leur trajet vers la cible. Ils en partaient ensuite à la nage avec leur propres bouteilles. Une première démonstration prouva le projet sensé et utilisable, et une unité fut crée en Toscane, sur un affluent du Serchio, embryon de la fameuse brigade "X-Mas", ou 10ème flottille. Les tests se déroulaient non loin de Vareggio, à proximité de la mer, sur les terres du Duc de Salviati.
Quatre SLC furent commandés à la Spezia et abondamment testées, tout comme d'ailleurs de nouveaux appareils respiratoires. Le surnom de ces machines provenait dune anecdote sur l'énervement de Tesei, devenu instructeur et qui pestait contemment sur la lenteur du SLC en demandant à son élève copilote de "presser le cochon". La même fine équipe travailla également sur les MAT et MTM ainsi quelque d'autres projets. Mais avec la de la colonisation en Ethiopie et de la guerre d'Espagne, on décida de disperser les effectifs et d'arrêter les développements, de sorte que la 10e flottille n'était pas opérationnelle en 1939. Ce n'est que lorque les bruits de bottes résonnèrent de nouveau en Pologne que l'amirauté se décida à donner les fonds nécéssaire pour poursuivre ces recherches. Fin 1939, la 10e flotille comptait 11 SLC et 7 MTM. Elle travaillait aussi sur des mines à chenille sous-marines et des submersibles de poche de défense portuaire.
On testait en mer les SLC avec le vieux submersible H1, datant de 1917, qui fut réformé. En échange, la brigade reçut quatre unités récentes, dont l'Ametista, puis les Gondar, Neghelli, et Scirè. En février 1940, l'unité était à pied d'oeuvre, partant de la Spezia avec le Scirè. Les SLC commençèrent alors une carrière offensive. Une première attaque fut menée contre Gibraltar le 30 octobre, avec le Scirè commandé par le Cdt. Borghese. Mais la défaillance du matériel fit que les 3 SLC envoyés échouèrent dans leur tentative. L'un d'eux avait tout de même réusi à atteindre le HMS Barham, mais étant tombé en panne peu avant l'objectif, la tête ne pouvait faire de dégâts. Brindelli détacha cependant la pesante tête explosive mais ne prrvint pas à la traîner à la vertticale du cuirassé, là ou elle aurait pu faire du dégât. Etant assuré de l'échec d'une tentative de mise à feu, risque de découverte de leur mission, et qui plus est de mesures de surveillance toutes particulières à venir, l'équipage de ce dernier "cochon", renonça à sa mission et regagna le Scirès, puis Algésiras. La troisième tentative se fit avec en plus du Scirè, le pétrolier "La Fulgor", comme base secrète à Algésiras. Mais arrivé en face de la rade de Gibraltar, le Scirè fut contraint de plonger en catastrophe de nuit à cause d'une patrouille et à cause de problèmes techniques, les SLC ne furent pas oppérationnels, le subersible rentrant à Algésiras puis La Spezia.
Malgrès ces échecs, l'expérience fit préparer les équipes pour de nouvelles tentatives qui allaient de révéler payantes. En septembre 1941, le Scirè était opérationnel de Cadix. Cette fois les équipages de deux des trois SMC réussirent à forcer la rade du "Rocher" et à couler le Shell (2400 t.), le Durham (10 900) et le Dernbydale (15 900 tonnes, un pétrolier militaire). Le troisième équipage parvint donc à remplir finalement sa mission. Une nouvelle campagne eut lieu en juin 1942 à partir de la villa Carmela: Ils coulèrent encore le Shuma, L'Empire Snipe, et le Baron Douglas. Le 15 septembre, le Ravens Point était également envoyé par le fond.
Le 8 décembre, une nouvelle opération fut menée à patir de l'Olterra. Ce pétrolier de 5000 tonnes était présent à Gibraltar le jour de la déclaration de guerre le 10 juin 1940. Sabordé par son équipage pour éviter la capture, il sombra en basses-eaux. En 1942, les agents 9traliens travaillant pour la 10e flottille recrutèrent sees équipes techniques Espagnole spour renflouer le navire sous couvert d'un financement d'un armateur Espagnol qui souhaitait le remettre en service après réparations. Mais dans le plus grand secret, le navire, conduit en cale sèche à Algésiras fut modifié pour recevoir une piscine avec des pompes et un accés sous-marin pour les Maiales. Opérationnel en décembre, l'Olterra mena sa première opération de nuit, mais la surveillance de la rade était intense, les passes de grenadages également, et au bout du compte, la mission fut un échec, avec la perte d'un des SLC et la mort de son équipage. Le 7 mai 1943, l'unité avait été reconstituée, et toujours à bord de l'Olterra, sous le commandement du même Borghese, l'opération fut cette fois un franc succès, avec la destruction des Pat Harrisson, Mahrsud et Camerata. En août 1943, ce furent les Otis Gray (américain), Thorshoud (Norvégien) et Stanbridge (Britannique). En septembre 1943 de nouvelles tentative pouvaient êtres menées, et une mission à partir de l'Olterra fut même planifiée une attaque de SLC coordonnés avec des vedettes Barchini, mais l'armistice Italienne était signée entre-temps.
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