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Il sera lancé le 8 juin 1918, mais achevé en avril 1920. Il était au début prévu de le doter de deux passerelles (une de chaque bord), mais ce projet fut vite mort-né. Il n'avait pas encore reçu sa cuirasse, et de ce fait, la ligne de flottaison fut redescendue de quelques mètres. Il fut cependant blindé, et bien armé (12 pièces de 152 mm, l'armement d'un puissant croiseur léger). Son pont d'envol suivait la courbure de la proue et se terminait en ogive. Il disposait de deux ascenceurs, dont un avant réservé aux bombardiers, plus vaste et cruciforme. Mais à sa sortie, après quelques essais à Portsmouth, il partit à Devonport pour recevoir des machines au mazout, 6 pièces de 152 mm au lieu des 12 prévues, une passerelle agrandie et des ballasts si larges que l'Eagle fut, en 1922, le premier navire de la RN à ne pas pouvoir passer par le canal de Panamà. Par ailleurs, il disposait de 6 tubes lance-torpilles de 533 mm (deux bancs triples latéraux) et 4 pièces de 47 mm entre les cheminées sur la passerelle.
Opérationnel jusqu'en 1939, l'Eagle perdit une pièce de 102 mm en 1933, puis reçut un affût quadruple de 40 mm AA "Pom-pom" à l'avant, un second étant rajouté à l'arrière de a passerelle en 1937, puis 12 pièces de 20 mm AA Oerlikon en 1942. Il servait à cette date en méditerranée, et c'est là qu'il fut torpillé et coulé par l'U73, le 11 août 1942. L'Eagle fut une bonne école mais sur le plan général, il était assez insatisfisant, déplaçant presque le poids d'un cuirassé pour n'embarquer qu'une vingtaine d'appareils.
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