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L'aéronavale américaineÉtats-Unis, 1939-1945 Forte des centaines d'appareils présents sur le Lexington, le Saratoga, le Langley, le Ranger, le Wasp, le Yorktown, le Hornet, l'Enterprise et le Long Island (9 porte-avions), l'aéronavale Américaine comptait également des dizaines d'hydravions multimoteurs de longue croisière, bien adaptés au Pacifique, et bien entendu tous les hydravions multirôles embarqués à bord des cuirassés et croiseurs de la flotte. Ces effectifs allaient plus que quintupler en peu de temps, et du fait de l'énorme production de guerre, être finalement multiplié par 15. (plus de cent porte-avions, 30 croiseurs, 10 cuirassés). Les modèles utilisés vont changer de 1939 à 1945, parfois quatre générations d'appareils se succédant. Par exemple, le bombardier torpilleur biplan standard embarqué depuis le début des années trente et en train d'être retiré de service en 1939, allait céder la place au Vindicator, puis au Devastator et enfin à l'Avenger. Il y avait profusion de modèles, dont certains se révélèrent totalement surclassés en 1941, pourtant maintenus en service jusqu'en 1943. Ce fut le cas du petit Grumman F4F Wildcat. Il ne commença à devenir opérationnel qu'en 1940, mais il ne pouvait pas rivaliser avec le principal chasseur Japonais aligné alors en grand nombre avec les meilleurs pilotes: Le Zero. La situation ne se règlera qu'en 1943 lorsque les Hellcat et Corsairs commençèrent à arriver en masse sur le front. On ne peut cependant dénier le fait que c'est sur ce petit Wildcat que les pilotes américains résistèrent vaillamment aux vétérans de la marine impériale Japonaise durant ces années noires. En 1943, le standard de l'aviation embarquée était un trinôme comprenant les chasseurs Hellcat, les bombardiers en piqué Helldiver (remplaçant les Dauntless) et les bombardiers-torpilleurs Avenger. L'une des techniques mises au point à Midway, et qui se révéla payante à la célèbre quatrième vague d'assaut, fut d'occuper la chasse et les mitrailleurs des bâtiments à l'horizontale (attaque à la torpille protégée par la chasse à basse altitude), tandis que du ciel (5000-10 000 mètres) fondaient les Bombardiers en piqué lorsque plus personne ne les attendait. A partir de 1944, la chasse Japonaise avait perdu ses meilleurs éléments. Le "tir au dindons des Mariannes" était en quelque sorte le sacrifice de jeunes pilotes en face de ceux qui avaient survécu aux tourmentes de 1942. Les vétérans étaient de l'autre côté, avec de meilleurs avions. Cette absence progressive de l'aviation Japonaise, contrainte de recourir aux missions Kamikazes, fit que ces appareils étaient bien plus libres de pouvoir opérer en coordination avec les marines des missions de soutien au sol. Vers 1945, ces avions, désormais dans un ciel vide d'ennemi pouvaient entamer les mêmes missions de harcèlement et d'attaque au sol, voir de raids massifs sur les îles et les côtes Japonaises même. Il serait injuste d'oublier les seconds rôles de cette histoire, les hydravions non embarqués, qui furent indispensables pour l'observation à partir des îles qui en devenaient d'autant plus stratégiques, mais aussi au transport et au ravitaillement des garnisons, à Guadalcanal comme aux Philippines. Parmi ceux-ci le Catalina retient bien évidemment l'attention du simple fait que ce fut le plus produit des hydravions la seconde guerre mondiale, et sa conception simple et robuste fait qu'il continue encore à servir aujourd'hui dans des rôles plus pacifiques. Les imposants Martin Mariner et Mars, ainsi que les bombardiers PB4Y-2 Privateer furent également très utiles dans la lutte sous-marine grâce à leur grand rayon d'action. Si des bombardiers moyens et d'assaut, notamment les B-25 Mitchell furent largement utilisés à Rabaul ou à Truk, ce sont des B-29 "superfortress" qui coulèrent ce qui restait de la flotte Japonaise, immobilisée en rade et d'autant plus vulnérable. L'USAAF sera donc également redevable d'un appui en opération loin d'être négligeable. Des appareils de l'USAAF furent également utilisés en fonction de leur rayon d'action supérieur aux avions de l'aéronavale: Ce sont des B-25 très allégés qui ainsi accomplirent le raid de Doolittle. |
Curtiss SOC Seagull (1934):Cet hydravion biplan, le dernier en service pour l'observation, ils étaient très robustes et performants, servant de bombardiers en piqué léger. L'un d'eux réussit même à abattre un A6M Zero Japonais le 7 décembre 1941 à Pearl Harbor. Quoique de conception plus ancienne que son successeur désigné le SO3C Seamew, le Seagull resta en service dans les rôles secondaires jusqu'en 1945. 262 furent construits. (600 cv; 170 Km/h, 2 mitrailleuses et 300 Kgs. de bombes.) Curtiss SO3C Seamew (1939):Ce premier hydravion monoplan fut développé en remplacement du SOC, et en parallèle du Kingfisher. Il effectua son premier vol en 1939 et fut opérationnel en juillet 1942. mais il fut jugé inférieur au Kingfisher et sa production se limitera à 794 exemplaires. Il fut cependant largement utilisé, notamment dans sa version à trains fixes, et ce jusqu'en 1944, passant en seconde ligne. (600 cv, 275 Km/h, 2 mitt. 530 Kgs. charge offensive). Curtiss SC Seahawk (1944):L'US navy contrairement au Japonais, prêtait peu d'intérêt aux chasseurs hydravions. Pourtant, le Seahawk qui fut développé en 1942-44 devait être beaucoup plus rapide et en mesure d'opérer comme un avion d'observation capable de se défendre, et d'opérer depuis des bases comme depuis un navire. Il fut opérationnel en septembre 1944 et produit à 576 exemplaires dont 10 pour la version SC2 plus puissante, et qui servirent encore pendant la guerre de Corée. (1350 cv, 560 Km/h, 2 mitt. 300 Kgs. de charge offensive) Grumann JF Duck (1936):Cet hydravion biplan monomoteur était beaucoup moins utilisé à bord des navires que le SOC Seagull. Il n'en était pas moins méritoire, et avait une forte capacité de charge, y compris de blessés, grâce à un flotteur central relié directement au fuselage par un carénage utilisé comme cabine. Solide et fiable, bien que lourd et peu maniable, il resta en service jusqu'en 1945 dans des zones isolées du front du pacifique. |
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