USS Argonaut
États-Unis, 1927
Submersible
Les croiseurs submersibles développés par les Allemands en 1917-18 trouvèrent chez les alliés un intérêt certain, tant les prouesses des U-Bootes les avaient impressionnés à leurs dépends. La technologie Allemande en la matière était largement en avance, et c'est tout naturellement, que les différentes nations engagées dans le conflits récupérèrent après-guerre divers submersibles de ce type pour étude. Il en naquit une série de "croiseurs-submersibles", un concept d'unité d'autonomie planétaire et capable de soutenir la comparaison en matière d'artillerie avec les plus puissants croiseurs. Ces unités hors-normes n'étaient rien en comparaison de celles qui dormaient dans les cartons. La France, pour sa part, lança en 1929 le Surcouf, la Grande-Bretagne le HMS XI en 1921, l'Italie le Balilla en 1927. Les USA avaient dans leurs cartons un tel projet en 1919, mais le design du V4 (futur Argonaut) subit quelques modifications. Certes, son autonomie restait exceptionnelle, avec plus de 18 000 milles nautiques en surface. Sa vitesse restait basse, car on craignait d'abord les vibrations: Le V4 fut progressivement redéfini comme mouilleur de mines, éclipsant les projets les plus délirants de submersibles à tourelles de 203 mm jaugeant jusqu'à 20 000 tonnes.
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Le USS Argonaut, SS166, cent soixante-sixième sous-marin américain, en 1941
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