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Les conditions d'occupation étaient très dure en France, et beaucoup d'ouvriers français virent dans le travail en Allemagne, un moyen de nourrir leurs familles. En juin 1942, les Allemands exigent le recrutement forcé de 350 000 travailleurs. A la fin du mois, la politique de la "relève" fut lancée, pour trois volontaires envoyés dans les usines allemandes, un prisonnier de guerre était libéré. Le 11 août 1942, Pierre Laval accueil le premier train de "relevés".
Cependant, les Allemands ne tiennent pas leur promesse et renvoient peu de prisonniers. La propagande n'eu pas l'effet escompté, et en décembre 1942, on ne compte que 240 000 Français dans les usines allemandes. C'est alors qu'un recensement général des travailleurs français est effectué, de plus, tous les inactifs doivent se trouver un emploi en France, sinon ils seront envoyés en Allemagne. A la toute fin de 1942, un décret de Sauckel lance le principe du travail obligatoire, celui-ci n'est valable que pour la zone occupée, mais Laval rédige un décret pour appliquer cette réforme en zone libre.
Le 1er février 1943 une nouvelle loi stipule que tous les ouvriers français qui ne travail pas pour l'Allemagne peuvent être envoyés en Allemagne par train spécial, cette loi s'applique aux hommes de 16 à 60 ans et aux femmes sans enfants de 18 à 45 ans. Le 16 février, la loi sur le Service du Travail Obligatoire est appliquée et stipule que tous les jeunes gens âgés de 20 à 22 ans peuvent être envoyés en Allemagne, qu'importe leurs qualifications. En juin 1943, Sauckel réclame 220 000 hommes, en août 500 000. Il finira par en exiger un million.
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Affiche officielle de l'État Français pour la réquisition de la main d'oeuvre dans le cadre du Service du Travail Obligatoire (STO). Amiens
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