Après le traité de protectorat signé en 1905 avec le Japon, un mouvement contestataire se développe, d’autant plus que ce traité a été conclu contre la volonté de l’empereur Sunjong par cinq ministres. La population les considère comme des traîtres, même si ces derniers estimaient cet accord nécessaire pour contenir l’influence russe.
En 1909, l’intellectuel nationaliste coréen An Jung-geun assassine le diplomate japonais Itō Hirobumi à la gare de Harbin au moyen d’un pistolet FN 1900. Le Japon décide alors d’annexer entièrement la Corée en 1910.
En 1919 est proclamé le Gouvernement provisoire de la République de Corée, en exil à Chongqing. Sa branche armée, l’Armée de libération de Corée, est créée autour d’une trentaine de cadres permanents, dirigée par le général Chi Sŏkkyu (nom d’emprunt : Chi Ch’ŏngch’ŏn). Les effectifs augmentent rapidement.
Après les victoires remportées contre les troupes japonaises en Mandchourie en 1920, notamment à Fengwutung et Helong, le Kuomintang commence à prendre au sérieux cette petite armée coréenne et décide de la soutenir activement.
Les soldats coréens se montrent disciplinés, ingénieux et déterminés. Composée de volontaires, étudiants, intellectuels et nationalistes, l’armée se spécialise dans l’espionnage, la collecte de renseignements, les assassinats ciblés et les opérations de sabotage derrière les lignes japonaises.
La République de Chine fournit alors des fusils-mitrailleurs CZ ZB-26, ainsi que leurs versions chinoises fabriquées localement. Toutefois, les quantités livrées restent insuffisantes pour couvrir les besoins.
À partir de 1943, avec l’implication directe des Alliés contre le Japon, l’Armée de libération de Corée attire l’attention de l’OSS, qui y voit une force aguerrie aux opérations irrégulières et envisage son emploi en Birmanie.
Au total, l’armée coréenne comptera entre 339 et 564 membres permanents, ainsi qu’environ 18 000 volontaires.
Dissoute en 1946, l’Armée de libération de Corée fournit l’ossature de la nouvelle armée de la République de Corée (Sud), formée sous supervision américaine et atteignant rapidement près de 100 000 soldats.
Après-guerre, les ZB-26 sont remplacés par le BAR M1918, et les modèles d’origine chinoise sont restitués au Kuomintang.
Le fusil-mitrailleur ZB-26 est particulièrement apprécié des troupes coréennes pour sa fiabilité, sa robustesse, sa puissance de feu, sa manœuvrabilité, ainsi que pour le fait qu’il puisse être aisément transporté et servi par un seul homme.
Spécifications techniques
| Pays d’origine | Tchécoslovaquie |
| Fabricant | Česká Zbrojovka |
| Type | Fusil-mitrailleur |
| Fonctionnement | Emprunt de gaz |
| Calibre | 7,92 × 57 mm Mauser |
| Alimentation | Chargeur amovible de 20 cartouches (monté au-dessus de l’arme) |
| Cadence de tir | Environ 550 coups/min |
| Longueur totale | 1 165 mm |
| Longueur du canon | 600 mm |
| Poids | Environ 8,9 kg |
| Refroidissement | Canon interchangeable |
| Portée pratique | Environ 600 m |
| Particularités | Fiabilité élevée, démontage simple, arme emblématique des forces chinoises et de nombreux mouvements indépendantistes asiatiques |