Le fusil semi-automatique est un concurrent malheureux du Garand. En effet, en 1940, malgré la ténacité de son concepteur, Melvin Johnson n’a pas pu imposer sa création face au fusil Garand, beaucoup plus rustique, plus économique à produire et plus simple d’utilisation, nouvellement adopté en 1936. Le fusil Johnson avait des caractéristiques intéressantes, telles qu’un système court de recul du canon et un déverrouillage de la culasse par rotation, qui ont inspiré plus tard Stoner dans la création du AR-10. Un magasin interne rotatif pouvant contenir 10 cartouches et pouvant être alimenté manuellement cartouche par cartouche ou par lamelle de 5 cartouches du fusil Springfield 1903. Cela avait l’avantage théorique que l’utilisateur puisse constamment alimenter l’arme sans toucher à la culasse. Une baïonnette spécifique a été produite, beaucoup plus légère afin d’éviter les incidents de tir à cause de son système de court recul du canon. Le gouvernement des États-Unis a décidé d’acheter des unités du fusil Johnson pour les Marines afin de faire la transition entre le Springfield 1903 (dont ils sont encore équipés) et le fusil Garand (en cours de rééquipement). Il prendra la nomination officielle de Model 1941. Les Marines, par esprit de corps (Johnson ayant été un officier des Marines), ont accueilli le fusil avec enthousiasme, mais ils ont reproché au fusil 1941 d’être une arme plus typée sport/chasse et, comme le Fusil Mitrailleur Johnson, une résistance amoindrie aux conditions climatiques de la jungle. Le fusil sera acheté par le gouvernement hollandais pour équiper ses troupes coloniales en Asie afin de lutter contre les Japonais.

 

Fusil semi-automatique Johnson Model 1941

Fusil semi-automatique Johnson Model 1941

 

Spécifications techniques

Fonctionnement Court recul
Calibre 7.62 mm
Munition 7.62x63mm (30-06)
Cadence de tir 50 coups/min
Capacité 10 cartouches
Portée 1000 m
Masse 4,31kg
Longueur 1165 mm
Longueur du canon 558 mm
Vitesse initiale 780 m/s

 

Merci à Alves Eric pour sa contribution