Avec l’avènement de l’automatisme et les résultats concluants du système Maxim, la France entreprend des essais à grande échelle pour choisir sa mitrailleuse et ne pas rester en retrait par rapport aux autres nations. Bien que la mitrailleuse Hotchkiss soit sortie victorieuse de ces essais, le gouvernement français de l’époque hésite à adopter une mitrailleuse provenant d’un établissement privé. Afin de capitaliser sur les points forts de la mitrailleuse Hotchkiss, l’atelier de Puteaux crée le modèle 1905.

Il s’agit d’une mitrailleuse lourde refroidie par air. Après chaque tir, elle récupère les gaz au bout du canon, les piégeant dans une bague. Son système moteur est un boîtier à tringle dont l’usinage doit être précis. En pratique, la mitrailleuse se révèle décevante, présentant des problèmes de refroidissement et des canons qui éclatent, ne pouvant soutenir le rythme de tir d’une Hotchkiss. Elle nécessite un entretien constant, avec une lubrification régulière. Malgré une qualité de fabrication très élevée pour une arme de guerre, sa complexité de construction et son coût élevé posent problème. Le haut commandement, conscient de ces lacunes, demande une version améliorée et corrigée, donnant ainsi naissance à la mitrailleuse St-Etienne 1907.

Les unités restantes équipent les fortifications jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

 

Mitrailleuse Puteaux 1905

 

Spécifications techniques

Fonctionnement Gaz capté au bout du canon
Calibre 8mm
Munition 8X51 mm R Lebel
Cadence de tir 650 coups/min
Capacité Entre 25 cartouches ou 150 à 250 selon les bandes articulées
Portée 1500 m
Masse 26 kg
Longueur 1 180 mm
Longueur du canon 710 mm
Vitesse initiale 700 m/s

 

Merci à Alves Eric pour sa contribution