Dès 1933, l’Argentine commence à acheter des mousquetons Beretta 1918/30 pour équiper la police de Buenos Aires.
À la différence du modèle italien, chambré en 9 mm Glisenti, la version exportée à destination de l’Argentine est chambrée en 9 mm Parabellum. L’arme peut recevoir des chargeurs droits de 12 ou 24 cartouches.
Le mousqueton argentin se distingue également par une baïonnette pliante spécifique. L’Argentine parvient à obtenir un accord de l’État italien, autorisant Beretta à vendre la licence de fabrication du modèle 1918/30.
Cet accord est bénéfique pour les deux parties :
- Beretta perçoit des royalties sur un marché international difficile et saturé ;
- L’Argentine acquiert de l’autonomie industrielle et un savoir-faire technologique.
La production locale est assurée par l’entreprise Hispano-Suiza argentine, HAFDASA, sous le nom de HAFDASA C1.
Vingt exemplaires de ce modèle seront fournis à la Banque nationale d’Argentine à partir de 1935, sans baïonnette.
L’arme est toujours en usage comme arme de cérémonie pour les cadets de la police argentine.
Tout comme son homologue italien, le Beretta 1918/30 et le HAFDASA C1 sont des mousquetons dérivés du système Revelli. Ils fonctionnent en culasse fermée, avec un retardateur d’ouverture à hélice, hérité du pistolet-mitrailleur OVP 1918.
L’arme a été conçue par l’ingénieur Tullio Marengoni.
Spécifications techniques
| Fonctionnement | Semi-automatique, culasse retardée hélicoïdale |
| Calibre | 9 mm |
| Munition | 9×19 mm Parabellum |
| Cadence de tir | 900 coups/min |
| Capacité | 12 à 25 cartouches |
| Portée | 150 m |
| Masse | 3 kg |
| Longueur | 880 mm |
| Longueur du canon | 310 mm |
| Vitesse initiale | 381 m/s |