En complément du pistolet Mauser C96 adopté par la police fédérale, diverses polices d’États brésiliennes se sont équipées de versions moins onéreuses, fabriquées en Espagne : le Beistigui Royal, ainsi que le pistolet mitrailleur Beistigui MM1934, capable de tirer en rafale.
La police de l’Alagoas disposait ainsi de deux pistolets mitrailleurs MM1934, utilisés par les voltigeurs lors de la traque de Virgulino Ferreira da Silva, surnommé Lampião, criminel public numéro un au Brésil dans les années 1920 et 1930.
La police de Sergipe posséda quant à elle cinq exemplaires de cette arme, qui furent utilisés jusqu’en 1971.
Le président brésilien Washington Luís aurait également possédé un exemplaire du Royal plaqué or, aujourd’hui exposé au musée de Rio de Janeiro.
Les autorités brésiliennes ne distinguaient pas dans leurs inventaires les modèles Royal et MM1934.
La firme Beistigui produisit une copie fidèle et de grande qualité du C96, afin de répondre à une demande mondiale que Mauser ne parvenait plus à satisfaire. Le Beistigui Royal reprend les caractéristiques du C96 : culasse calée, court recul du canon, verrouillage par loquet arrière, et chargeur interne de 10 cartouches.
Le modèle MM1934, quant à lui, dispose d’un chargeur amovible de 15 coups et d’un canon à ailettes de refroidissement, pour permettre le tir en rafale.
Les deux modèles étaient réputés pour leur excellente qualité de fabrication et leurs finitions soignées.
Étant des copies du Mauser C96, les Brésiliens les surnommèrent également Caixa de pau (« boîte de bois »), en référence à leur crosse-étui en bois.
Spécifications techniques
| Fonctionnement | Court recul du canon |
| Calibre | 7,63 mm |
| Munition | 7,63×25 mm |
| Cadence de tir | 50 coups/min |
| Capacité | 10 cartouches (modèle Royal), 15 cartouches (modèle MM1934) |
| Portée | 100 m |
| Masse | 1,13 kg |
| Longueur | 312 mm |
| Longueur du canon | 160 mm |
| Vitesse initiale | 400 m/s |