En 1915, la Belgique se trouve dans une position critique, ayant perdu 90 % de son territoire au profit de l’Empire allemand. Malgré cela, grâce à la victoire d’Ypres, les forces belges parviennent à conserver une poche de leur territoire. Soutenus par les Alliés, les Belges continuent de combattre, bien que l’usine FN Herstal de Liège soit temporairement tombée entre les mains de l’ennemi.
Pour équiper ses soldats, le royaume de Belgique commande 24 002 pistolets Colt 1903 aux États-Unis entre 1915 et 1917. Ces pistolets se distinguent par leur robustesse et leur fiabilité, ce qui leur vaut l’estime des soldats belges pendant le premier conflit mondial.
Après la guerre, tous les pistolets sont reconditionnés à l’usine FN Herstal. Ce processus inclut le remplacement des pièces usées, comme les ressorts ou les canons, ainsi que la réparation des culasses et quelques améliorations mineures. Une fois remis à neuf, les pistolets sont réintégrés dans l’armée et la police belges.
Durant la Seconde Guerre mondiale, ces armes voient à nouveau le combat pendant la campagne de 1940.
Le pistolet Colt 1903 est une invention de John Moses Browning. Par rapport à son prédécesseur, le modèle FN 1899/1900, il s’inspire de son prototype militaire, le Colt 1900 (précurseur du Colt 1911).
Le Colt 1903 est conçu pour être compact et facilement transportable. Son marteau caréné empêche l’arme de s’accrocher aux vêtements, et ses dimensions réduites permettent de le transporter aisément dans une poche. La puissance modérée de la cartouche 7,65 mm court permet une culasse non calée, offrant ainsi une simplicité et une fiabilité remarquables.
Caractéristiques techniques
| Fonctionnement | Simple action |
| Calibre | 7,65 mm |
| Munition | 7,65×17 mm (.32 ACP) |
| Cadence de tir | 25 coups/min |
| Capacité | 8 cartouches |
| Portée | 50 m |
| Masse | 0,660 kg |
| Longueur | 171 mm |
| Longueur du canon | 95 mm |
| Vitesse initiale | 300 m/s |