En 1936, le Pérou achète une centaine de pistolets GP35 auprès de la FN Herstal, qui deviendront son arme de poing principale. Il s’agit de la dernière création de John Browning, développée avec l’ingénieur belge Dieudonné Saive de la FN Herstal.
Ce modèle représente l’aboutissement final du système Browning à court recul du canon, avec un abaissement de celui-ci afin de libérer la culasse plus efficacement. Initialement conçu pour répondre à un appel d’offre de l’armée française, ce pistolet, bien que non retenu en France, connaît une brillante carrière internationale.
Avec son chargeur de 13 cartouches à double pile, il était le pistolet le plus moderne de son époque. L’arme est équipée d’une planchette élévatrice, caractéristique de toute la production d’avant 1939.
Le GP35 s’est montré fiable et robuste lors des combats acharnés dans la région de Del Oro. Il reste l’arme de poing principale du Pérou jusqu’à aujourd’hui et a joué un rôle clé lors de la guerre de 1941 contre l’Équateur, les deux belligérants ayant adopté ce même pistolet.
Caractéristiques techniques
| Fonctionnement | Simple action |
| Calibre | 9 mm |
| Munition | 9×19 Parabellum |
| Cadence de tir | 25 coups/min |
| Capacité | 13 cartouches |
| Portée effective | 50 m |
| Masse | 0,915 kg |
| Longueur totale | 200 mm |
| Longueur du canon | 120 mm |
| Vitesse initiale | 350 m/s |