En 1937, l’Équateur procède à l’achat d’une centaine de pistolets GP35 auprès de la FN Herstal, dans le but de standardiser son armement de poing et de remplacer progressivement une flotte disparate de revolvers.
Il s’agit de la dernière création de John Browning, finalisée avec l’aide de l’ingénieur belge Dieudonné Saive. Ce pistolet est l’aboutissement du système Browning à court recul du canon, avec abaissement de celui-ci pour libérer la culasse de manière fiable et rapide.
Conçu à l’origine pour répondre à un appel d’offres de l’armée française (non retenu au final), le GP35 connaîtra pourtant une carrière internationale remarquable, devenant l’un des pistolets les plus répandus du XXe siècle. Grâce à son chargeur de 13 cartouches à double pile, il offre une capacité inégalée pour l’époque et un excellent compromis entre puissance de feu, ergonomie et fiabilité.
L’arme dispose d’une planchette élévatrice, caractéristique des modèles fabriqués avant 1939. Elle se montre fiable et endurante lors des combats de la province de El Oro, en 1941, au cours du conflit frontalier opposant l’Équateur au Pérou. Fait notable : les deux pays utilisaient la même arme de poing sur le champ de bataille.
Le GP35 demeure l’arme de poing réglementaire de l’armée équatorienne pendant plusieurs décennies.
Caractéristiques techniques
| Fonctionnement | Simple action |
| Calibre | 9 mm |
| Munition | 9×19 mm Parabellum |
| Cadence de tir | 25 coups/min |
| Capacité | 13 cartouches |
| Portée effective | 50 m |
| Masse | 0,915 kg |
| Longueur totale | 200 mm |
| Longueur du canon | 120 mm |
| Vitesse initiale | 350 m/s |