En 1898, dans un contexte de modernisation progressive de ses forces armées, le gouvernement de Porfirio Díaz passe commande de moins de 500 exemplaires du pistolet Mauser C96. À cette époque, le Mexique est encore indécis entre l’adoption de revolvers sophistiqués, comme le Pieper 1893, et les nouveaux pistolets semi-automatiques en pleine émergence.
Pour ne pas trancher trop rapidement, l’administration opte pour une stratégie prudente : tester les deux systèmes sur le terrain, afin d’en évaluer la robustesse, la puissance et la fiabilité dans le temps.
Lorsque la guerre civile mexicaine éclate, la demande pour le pistolet Mauser C96 connaît une forte hausse. Des achats privés sont effectués aussi bien par les officiers gouvernementaux que par les forces révolutionnaires. Sa robustesse et sa fiabilité lui permettent de se distinguer sur les champs de bataille, malgré un usage intensif dans des conditions souvent extrêmes.
Le C96 fonctionne grâce à un mécanisme de recul court du canon. L’arme est verrouillée à l’arrière par un loquet de culasse, et elle est alimentée par lame-chargeur, une caractéristique distinctive de cette arme emblématique.
Très en avance pour son époque, le C96 est également apprécié pour sa portée et sa puissance. Il demeurera en service pendant plusieurs décennies avant d’être progressivement remplacé dans les années 1950 par le Colt 1911.
Spécifications techniques
| Fonctionnement | Semi-automatique |
| Calibre | 7,63 mm |
| Munition | 7,63×25 mm Mauser |
| Cadence de tir | 60 coups/min |
| Capacité | 10 cartouches |
| Portée pratique | 150–200 m |
| Masse | 1,3 kg |
| Longueur totale | 298 mm |
| Longueur du canon | 139 mm |
| Vitesse initiale | 390 m/s |