En 1931, l’armée bolivienne s’équipe pour la première fois d’un pistolet-mitrailleur en recevant 25 exemplaires de l’Erma VMP-30.
Les VMP-30 se révéleront insuffisants lorsque le conflit se transforme en guerre d’usure, ce qui oblige la Bolivie, contrainte par un embargo, à se procurer d’autres modèles auprès de fournisseurs divers. Malgré leurs limites, les VMP-30 restent utilisés jusqu’à la fin de la guerre.
L’emploi du pistolet-mitrailleur est mal compris au début du conflit, en partie à cause d’une doctrine héritée d’avant la Première Guerre mondiale. De plus, les soldats disposent de peu de temps pour une formation approfondie ; après une formation initiale, l’apprentissage se fait beaucoup par l’expérience sur le terrain. À quelques exceptions près, le pistolet-mitrailleur n’atteint pas son plein potentiel tactique.
Le VMP-30 a été conçu par l’ingénieur Vollmer pour le compte de l’entreprise Erma. C’est une arme automatique de type mousqueton, avec chargeur latéral, culasse non calée et poignée pistolet avant. Elle se distingue par une culasse télescopique, qui facilite l’entretien et améliore la fiabilité en conditions de combat. Son évolution directe aboutira au MP40.
Spécifications techniques
| Fonctionnement | Culasse non calée (blow-back), automatique |
| Calibre | 9 mm |
| Munition | 9×19 mm Parabellum |
| Cadence de tir | ~550 coups/min |
| Capacité | 32 cartouches (chargeur latéral) |