En 1939-1940, la France doit combler ses lacunes tactiques, mises à nu lors des escarmouches durant la drôle de guerre. La société SACM a proposé à l’état-major l’une de ses inventions créée en 1935 par son ingénieur PETTER, le créateur du pistolet 1935 A déjà adopté par l’armée. Il s’agit d’un pistolet-mitrailleur dont la particularité est d’être en tôle emboutie, beaucoup plus économique à construire que l’usinage du Mas 1938. La culasse avait son ressort récupérateur au-dessus du canon, permettant de gagner en compacité. Grâce à sa munition 7.65 longue, les ingénieurs pouvaient créer des pistolets-mitrailleurs légers et compacts, tout en conservant une forte pénétration pour une munition d’arme de poing. Un avantage que ni le 9mm Parabellum ni le .45 ACP ne pouvaient prétendre à l’époque. Il fonctionnait à culasse non calée. L’état-major français, après des essais enthousiastes, a décidé officiellement d’adopter en complément des pistolets-mitrailleurs Mas 1938 en le nommant modèle 1939. Peu seront construits avant la fin des hostilités ; le pistolet-mitrailleur modèle 1939 est arrivé trop tard pour être construit en masse. Walther s’est inspiré dans les années 50 pour produire leur Walther MPL/MPK, que les US Marines adopteront durant la guerre du Vietnam.
Spécifications techniques
| Fonctionnement | Blow-back |
| Calibre | 7.65 mm |
| Munition | 7.65x20mm |
| Cadence de tir | 550 coups/min |
| Capacité | 36 cartouches |
| Portée | 150 m |
| Masse | 2,9kg |
| Longueur | 645 mm |
| Longueur du canon | 200 mm |
| Vitesse initiale | 380 m/s |