La Norvège est sous occupation allemande depuis 1940, avec son gouvernement en exil représenté par le roi Haakon VII et le prince héritier Olaf, qui ont décidé d’équiper leurs forces armées du pistolet-mitrailleur Sten Mark 3 et Mark 5. Les Sten équiperont activement la résistance norvégienne, qui les utilisera contre les Allemands afin de les épuiser, ainsi que les forces armées norvégiennes, principalement les servants d’armes collectives, les équipages des blindés et les commandos norvégiens. Il s’agit d’un pistolet-mitrailleur rudimentaire, économique à produire, avec un chargeur latéral, réduisant les opérations d’usinage à leur strict minimum. Il fonctionne sur le principe de la culasse non calée de type blow-back. Alors que les Sten Mark 2 pouvaient avoir des problèmes de fiabilité d’alimentation si un tireur tenait par le chargeur, les séries Mark 3 et Mark 5 étaient déjà mieux abouties et mieux finies. Le Sten Mark 3 avait un manchon de protection du canon et une crosse en squelette de fer. Le Sten Mark 5 avait une poignée pistolet et une crosse en bois ainsi qu’un garde-main en forme de poignée de pistolet en bois, rendant le tir agréable. Les Sten étaient énormément appréciés par les soldats et les résistants norvégiens. L’un des faits les plus marquants du pistolet-mitrailleur Sten sur le théâtre norvégien est la collaboration entre les résistants et les commandos norvégiens lors de la bataille de l’eau lourde, visant à détruire l’usine hydroélectrique de Vemork pour stopper les Allemands dans la conception de l’arme ultime. Les Sten Mark 3 et Mark 5 cohabiteront jusqu’aux années 60, puis seront remplacés par les Carl Gustav M45.

 

 

Spécifications techniques

Fonctionnement Automatique, culasse non calée blow-back
Calibre 9 mm
Munition 9×19 mm Parabellum
Cadence de tir 575 coups/min
Capacité 32 cartouches
Portée 145 m
Masse 4.2 kg
Longueur 760 mm
Longueur du canon 198 mm
Vitesse initiale 365 m/s

 

Merci à Alves Eric pour sa contribution