Quand la Grèce entre en guerre contre la Bulgarie et l’Empire ottoman, elle est de facto alignée avec l’Entente. Pour l’aider dans son effort de guerre, la France livre des pistolets Ruby. À l’époque, ces armes étaient considérées comme modernes, s’inspirant du brevet de Browning de 1903, avec une culasse non calée et une action simple. De calibre 7,65 court (.32 ACP), ces pistolets étaient adaptés à la défense. Même si c’était une production de guerre avec une finition rudimentaire axée uniquement sur la fonctionnalité, les pistolets Ruby étaient généralement robustes et fiables, car la commission d’artillerie de Bayonne était exigeante lors de l’analyse des échantillons après réception. Les armuriers espagnols devaient garantir la qualité pour être payés.

Faute d’archives des deux côtés, une analyse de toutes les armes fournies par la France permet d’estimer qu’environ 10 000 pistolets Ruby ont été livrés à la Grèce. Ces pistolets ont continué d’être utilisés après la guerre lors de la guerre gréco-turque et ont été intensément utilisés pendant la Seconde Guerre mondiale. En raison de leur compacité, les pistolets Ruby étaient appréciés par la résistance grecque. Ils ont également été utilisés pendant la guerre civile jusqu’en 1949.

 

 

Spécifications techniques

Fonctionnement Semi-automatique
Calibre 7,65 mm
Munition 7,65×17 mm Browning
Cadence de tir 20 coups/min
Capacité 9 cartouches
Portée 100 m
Masse 0,72 kg
Longueur 148 mm
Longueur du canon 86 mm
Vitesse initiale 302 m/s

 

Merci à Alves Eric pour sa contribution