En 1926, le pistolet TK-1926 est créé par Sergei A. Korovine, ingénieur chez Dinamo (société de sport à Moscou). Korovine, qui avait travaillé à Liège avant la Première Guerre mondiale, voit son pistolet produit par la manufacture de Toula (TOz) ; il s’agit du premier pistolet fabriqué sous l’ère soviétique. Il prend officiellement le nom de pistolet Toula-Korovine modèle 1926 (TK-1926).
Korovine conçoit une arme de défense très légère, compacte et plate, destinée aux officiers supérieurs, aux cadres du parti soviétique, au NKVD, à la militsiya, aux agents de sécurité de la banque soviétique et comme cadeau diplomatique. Le pistolet est chambré en 6,35 mm (.25 ACP) ; les Soviétiques développent une munition spécifique, la 57-N-112, plus puissante que les 6,35 commerciaux grâce à une poudre plus fine, rapprochant ses performances d’un .32 court (7,65 court), tout en restant compatible avec les munitions commerciales 6,35.
Même si sa carrière reste principalement comme arme de défense, le TK-1926 est également employé clandestinement par des agents et espions soviétiques (le calibre 6,35 étant plus facile à se procurer en Europe). L’arme est officiellement retirée du service actif en 1954 et remplacée, dans les années 1970, par le pistolet PSM en 5,45×18 mm.
Le TK-1926 fonctionne avec une culasse non calée, un chargeur de 8 coups, et sa fabrication est simple et peu coûteuse. La production est estimée entre 100 000 et 500 000 exemplaires. On rapporte que Joseph Staline a souvent conservé un TK-1926 qui lui aurait été offert par les ouvriers de l’usine de Toula.
Spécifications techniques
| Fonctionnement | Culasse non calée (semi-automatique) |
| Calibre | 6,35 mm (.25 ACP) |
| Munition | 6,35×16 mm (57-N-112) |
| Cadence de tir | ~50 coups/min |
| Capacité | 8 cartouches |
| Portée | 50 m |
| Masse | 0,423 kg |
| Longueur | 127 mm |
| Longueur du canon | 67,5 mm |
| Vitesse initiale | 280 m/s |