En 1923, le Royaume de Siam a acquis 2 000 pistolets Nambu type A auprès de l’arsenal Koishikawa, issus d’un reliquat disponible avant le tremblement de terre de cette même année.
Ces pistolets possédaient la particularité d’être équipés d’un étui-crosse d’épaule détachable, similaire à celui des pistolets Luger d’artillerie ou Mauser C96, permettant de les transformer en petites carabines. Ils venaient ainsi compléter les pistolets type 44 en dotation.
Le pistolet type 66, bien que cher à produire et doté d’une finition exceptionnelle, était relativement peu diffusé. Cet achat stratégique visait autant à renforcer les capacités militaires siamoises qu’à consolider les liens diplomatiques entre le Japon et le Royaume de Siam.
Officiellement nommé pistolet type 66, il tirait la cartouche 8 mm Nambu, une munition de puissance moyenne en forme de bouteille. Son mécanisme, inspiré de celui du Mauser C96, fonctionnait par court recul du canon et se déverrouillait grâce à un loquet arrière.
Les pistolets type 66 ont participé à la campagne contre la France en 1940, dans le cadre des efforts pour récupérer les territoires perdus au Laos en 1893.
Spécifications techniques
| Fonctionnement | Semi-automatique |
| Calibre | 8 mm |
| Munition | 8×22 mm Nambu |
| Cadence de tir | 20 coups/min |
| Capacité | 9 cartouches |
| Portée | 50 m |
| Masse | 0,900 kg |
| Longueur | 230 mm |
| Longueur du canon | 130 mm |
| Vitesse initiale | 320 m/s |