Aux heures sombres du régime nazi, Hitler donne l’ordre de créer la Volkssturm en septembre 1944, dans une tentative désespérée de freiner l’effondrement du Reich.
Cette milice de la dernière chance est composée d’hommes âgés de 16 à 60 ans, de jeunes volontaires de 15 ans, et même de femmes issues de la Jeunesse hitlérienne. L’encadrement est assuré par des sous-officiers blessés ou infirmes, des anciens combattants de la Première Guerre mondiale ou des membres des corps francs.
Un brassard « Volkssturm Wehrmacht », porté sur les vêtements civils, est obligatoire afin que ces combattants puissent bénéficier de la protection des Conventions de Genève en cas de capture, évitant ainsi d’être exécutés comme francs-tireurs.
Face à la pénurie d’armes, le régime lance le programme Notwaffen, destiné à produire rapidement des armes extrêmement simplifiées, avec un coût et un temps de fabrication réduits au maximum.
À la demande du Gauleiter Eigruber, la société Steyr-Daimler-Puch est chargée de développer une version allégée du célèbre Mauser Karabiner 98k, baptisée Steyr VK-98.
Ce fusil à verrou manuel adopte une esthétique proche des carabines de chasse ou de tir sportif. Il est équipé d’organes de visée rudimentaires, conçus pour un usage efficace à 100 mètres. Comme les autres armes du programme Volkssturm, il ne possède pas de tenon de baïonnette, ce qui permet de gagner un temps précieux en production.
En janvier 1945, 15 000 fusils VK-98 sont commandés, mais moins de 500 seront produits. La pénurie de matières premières, la désorganisation industrielle et la surcharge de l’usine Steyr empêchent toute production en série.
Caractéristiques techniques
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Fonctionnement | Manuel à verrou |
| Calibre | 7,92 mm |
| Munition | 7,92×57 mm JS |
| Cadence de tir | 15 coups/min |
| Capacité | 5 cartouches |
| Portée pratique | 100 à 400 mètres |
| Masse | 3 332 g |
| Longueur totale | 1 040 mm |
| Longueur du canon | 533 mm |
| Vitesse initiale | 745 m/s |