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Son armée offensive, placée sous le commandement de Joukov, et forte de 100 divisions soit environ 1 000 000 d’hommes, n’est pas prête. Rapidement, les combattants russes sont encerclés par les blindés allemands. De son côté, le contre-espionnage soviétique fait son œuvre : Hitler est persuadé d’avoir détruit 200 divisions soviétiques au lieu de 60.
Le 30 septembre 1941, les blindés allemands reçoivent enfin l’ordre d’attaquer Moscou. Huit jours plus tard, soit le 8 octobre 1941, Orel et Toula furent prises. Le 13 du même mois, 600 000 hommes tombaient à Viazna. Tandis que les Russes mouraient, le Gouvernement soviétique quittait la capitale…
Mais l’hiver est rude dans ces contrées. La poussière, la boue et le gel eurent raison des blindés allemands les empêchant d’utiliser les routes.
Le 5 décembre, profitant de l’aubaine météorologique, les Soviétiques contre-attaquèrent, repoussant les Allemands à 250 km de Moscou. Le lendemain, une contre-offensive fut lancée sur plus de 1000 km par les Soviétiques. Le 30 décembre, Kalouga était libérée, après avoir été envahie le 21 octobre. Dès le début de l’année 1942, le 18 janvier précisément, les Russes revenaient à Mojaisk, sur la ligne de défense. Leur fulgurante progression avait été de 300 km au nord, et presque d’autant au sud. Les allemands se replièrent sur Viazna et sur Rjev à 150 km de Moscou. La capitale soviétique était dégagée.
La blancheur immaculée de la neige était souillée du sang des 680 000 Soviétiques et des 340 000 Allemands qui s’étaient affrontés en ce qui fut appelée plus tard « La Bataille de Moscou ».
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