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Les batailles pour Moscou

URSS

21-22 juin 1941 : l’Allemagne envahit l’URSS au cours de l'opération Barbarossa.

Staline, dirigeant le GKO et la Stavka, pourtant fin stratège et doublement averti par Churchill et par son espion Richard Sorge, basé à Tokyo (pendu à la prison de Tokyo le 7/11/1944), fut surpris. Le petit père des peuples fut pris de cours par son équivalent allemand. Son attaque massive prévue le 6 juillet 1941 dut être annulée.


Son armée offensive, placée sous le commandement du maréchal Joukov, était forte de 100 divisions (soit environ 1 000 000 d’hommes). Elle n'était pas du tout préparée à une offensive majeure. Rapidement, les combattants russes furent encerclés par les blindés allemands. De son côté, le contre-espionnage soviétique était à l'œuvre : Hitler était persuadé d’avoir détruit 200 divisions soviétiques au lieu de 60.

Le 30 septembre 1941, les blindés allemands reçurent enfin l’ordre d’attaquer Moscou. Huit jours plus tard, le 8 octobre 1941, Orel et Toula furent prises. Le 13 du même mois, 600 000 hommes tombaient à Viazna. Tandis que les Russes mouraient par milliers, le Gouvernement soviétique quittait la capitale…

Mais l’hiver était rude dans ces contrées. La poussière, la boue et le gel eurent raison des blindés allemands, les empêchant d’utiliser les routes.

Le 5 décembre, profitant de l’aubaine météorologique, les Soviétiques contre-attaquèrent, repoussant les Allemands à 250 km de Moscou. Le lendemain, une contre-offensive fut lancée sur plus de 1000 km par ces mêmes Soviétiques. Le 30 décembre, Kalouga était libérée, après avoir été envahie le 21 octobre par l'armée allemande. Dès le début de l’année 1942, le 18 janvier, les Russes revenaient à Mojaisk, sur la ligne de défense. Leur fulgurante progression les avait faits avancer de 300 km au Nord, et presque d’autant au Sud. Les Allemands se replièrent sur Viazna et sur Rjev à 150 km de Moscou. La capitale soviétique était dégagée.

La blancheur immaculée de la neige était souillée du sang des 680 000 Soviétiques et des 340 000 Allemands qui étaient tombés pour ce qui fut appelée plus tard « La Bataille de Moscou ».