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Du moins les accusés purent-ils librement choisir leurs avocats et présenter le système de défense qui leur paraissait le plus efficace. Mais le grand succès du procès de Nuremberg a sans doute été, au-delà de la condamnation et du châtiment des coupables, de démonter le mécanisme de destruction mis en place par les nazis (le processus de dénazification en Allemagne devait suivre), et de faire reconnaître juridiquement les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité tout en définissant le crime de génocide. L'introduction d'une justice internationaleDans son principe, ce procès représente quelque chose de positif puisqu'il constitue une première pierre de l'édifice d'une justice internationale. Le tribunal de Nuremberg a ébauché de fait une juridiction internationale qui s'exprime aujourd'hui dans deux instances créées par le Conseil de sécurité de l'ONU : - le tribunal pénal international de La Haye pour juger les crimes de guerre commis dans l'ex-Yougoslavie, créé en 1993 ;- le tribunal pénal international d'Arusha chargé de juger les instigateurs du génocide rwandais, créé en 1995.Et l'on est en passe de mettre sur pied une Cour pénale internationale, susceptible de juger tous les crimes de guerre et crimes contre l'humanité, où qu'ils aient été commis. Son avenir dépendra de la volonté de la " communauté internationale "… Trois dates à retenir dans l'édification de la justice internationale : En 1948, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté une convention pour prévenir et punir le crime de génocide. En 1964, les crimes contre l'humanité ont été décrétés imprescriptibles. En 2000, la route est ouverte vers une Cour pénale internationale à l'échelle planétaire… Les condamnationsMotifs d'inculpation :Crimes contre la paix , préparation de guerre d'agression , crimes de guerre , conspiration contre l'humanité. Condamnés à mort:GOERING : maréchal du Reich, commandant de la Luftwaffe, ministre de l’air, 1er ministre de Prusse, président du reichstag (se suicide avant l'exécution) STREICHER : directeur de journal antisémite, führer de Franconie. FRICK : ministre de l’intérieur, reichprotektor de Bohême-Moravie RIBBENTROP : ministre des affaires étrangères KALTENBRUNNER : plus haut dignitaire des SS et de la gestapo après Himmler SAUCKEL : plénipotentiaire général pour la main d'œuvre KEITEL : maréchal, chef d’Etat major JODL : général, chef du bureau des opérations de la Wermacht FRANCK : gouverneur général de Pologne ROSENBERG: théoricien du NSDAP, ministre des territoires occupés de l’Est SEYSS-INQUART : l’un des artisans de l’annexion de l’Autriche, commissaire du Reich pour les Pays-Bas BORMANN : conseiller de Hitler, disparu le 2 mai 1945 et condamné par contumace Prison:HESS : dauphin de Hitler prison à perpétuité FUNK : ministre de l’économie prison à perpétuité RAEDER : commandant en chef de la marine prison à perpétuité SPEER : architecte, ministre de l’armement 20 ans de prison VON SHIRACH : chef des jeunesses hitlériennes, gauleiter de Vienne 20 ans de prison VON NEURATH : ministre des affaires étrangères reichprotektor de Bohême-Moravie 15 ans de prison DOENITZ : commandant de la marine 10 ans de prison Acquittés:VON PAPEN : chancelier en 1932 vice chancelier du 1er gouvernement Hitler puis ambassadeur SCHACHT : ministre de l’économie président de la reichsbank FRITZSCHE : chef des information au ministère de la propagande Seules deux personnes admettront une part de responsabilités et des regrets pour leurs actions : Baldur von Schirach , le chef des Jeunesses Hitlériennes , et Speer le ministre de l’Armement et de la Production (tous deux condamnés à 20 ans de prison) Sources : http://www.espace-citoyen.be/ et http://www.lescamps.org/ |
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