Conférence et accords de Munich

Du 29 au 30 septembre 1938, Daladier (France), Chamberlain (Royaume-Uni), Hitler (Allemagne) et Mussolini (Italie) se rencontrèrent et signèrent les Accords de Munich. Ces accords prévoyaient l’évacuation des Sudètes par les Tchèques, et son occupation par les troupes Allemandes.

La conférence de Munich

La conférence de Munich

Charte de l’Atlantique

Charte signée le 14 août 1941 sur le navire Augusta par les États-Unis et le Royaume-Uni qui énonce les principes fondamentaux de la paix future. Cette charte fut élaborée lors d’une conférence tenue secrètement entre le 9 et le 12 août 1941 sur le Potomac au large de Terre-Neuve. Les pays signataires de cette charte déclarent que leurs pays ne cherchent pas à agrandir leur territoire, que chaque peuple a le droit de choisir sa propre forme de gouvernement, qu’on ne peut pas imposer un changement de frontières, que les peuples dépouillés par la force devaient retrouver leur souveraineté, que tous les États, vainqueurs ou vaincus, devaient avoir un libre accès au commerce et aux matières premières nécessaires à leur prospérité, qu’il fallait que les Nations coopèrent économiquement, que les conditions de vie des travailleurs s’améliorent et que le désarmement était nécessaire après la victoire des Alliés. Entre le 22 décembre 1941 et le 1er janvier 1942, une conférence se tint à Washington durant laquelle 26 pays qui combattaient les forces de l’Axe signèrent la charte de l’Atlantique. Au cours des années qui suivirent 20 autres pays signèrent cette charte, dont la France, qui n’avait pas pu signer avant car la France Libre ne constituait pas un gouvernement.

 

Charte des Nations-Unies

Fin décembre 1941, Roosevelt et Churchill se rencontrent à Washington et affirment leur volonté de battre d’abord l’Allemagne et ensuite seulement le Japon. On constitua des États-majors communs. Le 1er janvier 1942 est signée par les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’URSS et 23 autres pays la charte des Nations-Unies, dans laquelle les signataires s’engageaient à ne pas signer de paix séparée avec l’ennemi. Sur le plan militaire les Britanniques et les Américains s’opposaient. Les premiers voulaient attaquer les points névralgiques de l’ennemi comme la Méditerranée, les Balkans et l’Afrique du Nord, tandis que les seconds voulaient combattre l’ennemi de front en effectuant un débarquement sur les côtes Françaises. Ce fut d’abord la stratégie Britannique qui fut appliquée puis la stratégie Américaine.

 

Conférence de Casablanca

Du 14 au 24 janvier 1943 le président des États-Unis, Franklin Delano Roosevelt, et le premier ministre Britannique Winston Churchill, se rencontrèrent à Casablanca, au Maroc. Il s décidèrent qu’il fallait évincer les puissances de l’Axe de l’Afrique du Nord, organiser une attaque des Alliés (c’est à cette conférence que l’on décida d’un débarquement en Europe de l’Ouest). On prit la décision d’intensifier les bombardements sur l’Allemagne, Il faut noter que les Britanniques avaient construits des bombardiers lourds, les Lancaster et les Halifax qui étaient conçus pour des opérations nocturnes et pour le bombardement de zones larges.

Churchill et Roosevelt à Casablanca

Churchill et Roosevelt à Casablanca

De leur côté, les Américains possédaient des forteresses volantes B-17 et des Liberator, bien armés, blindés et équipés de viseurs précis, qui leur permettait de voler de jour et de frapper des cibles de petite taille.

On décida donc de bombarder la nuit et le jour : ce fut le « round-the-clock bombing » [bombardements 24h sur 24]). Il se mirent d’accord sur le fait que l’Allemagne, le Japon et l’Italie devraient signer une capitulation inconditionnelle. Les Britanniques et les Américains essayèrent aussi de réconcilier les Français de Londres et ceux d’Algérie.

Les dirigeants alliés à Casablanca

Les dirigeants alliés à Casablanca

Conférence de Téhéran

Rencontre entre le président Américain Franklin Delano Roosevelt, le chef de l’URSS Joseph Staline (c’était la première fois qu’il rencontrait Roosevelt et Churchill), et le premier ministre Britannique Winston Churchill, qui se déroula du 28 novembre au 2 décembre 1943, à Téhéran, en Iran. Ils discutèrent des objectifs de la guerre et de la date des opérations militaires. Ils décidèrent d’ouvrir un second front en Europe en Europe en débarquant en Provence et en Normandie. Ils envisagèrent aussi l’occupation de l’Allemagne à la fin de la guerre. Quant à la Pologne Staline garderait les territoires annexés en 1940 mais la Pologne recevrait des territoires à l’Ouest, pris sur l’Allemagne. Les trois puissances décidèrent de coopérer après la guerre. On décida aussi au cours de cette conférence de garantir l’indépendance et l’intégrité territoriale de l’Iran, à qui une aide économique serait octroyée après la fin de la guerre. On décida en plus qu’il y aurait formation de gouvernements démocratiques dans l’Europe libérée.

Staline, Roosevelt et Churchill à Téhéran

Staline, Roosevelt et Churchill à Téhéran

Bretton Woods

En juillet 1944, 44 pays se réunirent à Bretton Woods, dans le New-Hampshire. Ils décidèrent de créer un nouveau système monétaire international. Il est décidé que les monnaies seront garanties par l’or ou par des monnaies convertibles en or. On décide également de la création du Fonds Monétaire International (FMI).

Conférence de Bretton Woods

Conférence de Bretton Woods

Conférence de Yalta

Rencontre qui se déroula du 4 au 11 février 1945, entre F. D Roosevelt, W. Churchill et Staline, à Yalta, sur la côte de Crimée, en Ukraine. On réaffirma que l’Allemagne devait capituler sans conditions. La ville de Berlin fut divisée en quatre zones d’occupation (France, Royaume-Uni, États-Unis et URSS). On réaffirma aussi que l’URSS garderait la partie orientale de la Pologne, cette dernière annexant une partie du territoire Allemand. Après la capitulation Allemande l’URSS devait s’engager à intervenir dans le conflit contre le Japon.

La conférence de Yalta

La conférence de Yalta

En échange Staline voulait la moitié méridionale de l’île de Sakhaline, les îles Kouriles et le contrôle des chemins de fer en Mandchourie.

Staline obtient aussi des réparations par l’Allemagne et reçoit trois sièges à la future ONU (URSS, Biélorussie, Ukraine). On proclama une déclaration sur l’ « Europe libérée ». Roosevelt persuada les Alliés d’adhérer au projet de l’Organisation des Nations Unies, défini lors de la conférence de Dumbarton Oaks en octobre 1944.

Churchill, Roosevelt et Staline à Yalta

Churchill, Roosevelt et Staline à Yalta

Conférences de San Francisco

La première conférence eut lieue du 25 avril au 26 juin 1945, et aboutit à un traité composé de 11 articles qui élaborent les différentes stratégies à adopter en cas de conflits internationaux. Il propose une aide mutuelle en cas d’attaque armée et la formation d’un Conseil des Ministres des Affaires Étrangères. Une deuxième conférence se tint du 4 au 8 septembre 1951, qui mit au point le traité de paix (de San Francisco), entre le Japon et la plupart des Alliés.

 

Conférence de Potsdam

En juillet-août 1945 les trois grands (Staline, Churchill et le nouveau président Américain Truman) se réunirent à Postdam, près de Berlin. On décida au cours de cette conférence que l’Allemagne devra payer 20 milliards de dollars de réparations, dont 10 milliards pour l’URSS. L’Allemagne sera désarmée et le Parti nazi aboli. On jugera les criminels de guerre et on dénazifiquera le pays. On accepte provisoirement les annexions Soviétiques et les nouvelles frontières Polonaises, fixées à la ligne Oder-Neisse.

Staline, Truman et Churchill à Potsdam

Staline, Truman et Churchill à Potsdam

Traité de Paris

En 1947 les puissances victorieuses et les forces de l’Axe signent le traité de Paris. Ces textes contenaient des garanties pour la répression des crimes de guerre, la dénazification et la liberté de navigation sur le Danube. L’Italie perdit à la suite de ces accords de petits territoires frontaliers au profit de la France. Elle doit aussi donner à la Yougoslavie une partie de l’Istrie et Zara. L’Italie donne à la Grèce les îles de Dodécanèse. De plus elle doit renoncer à toutes ses possessions Africaines. La Roumanie recouvre la frontière Hungaro-Roumaine de 1938, mais cède définitivement à l’URSS la Bessarabie. La Hongrie retrouve ses frontières du 1er janvier 1938, tandis que la Bulgarie est ramenée à ses frontières du 1er janvier 1941. La Finlande doit céder à l’URSS la Carélie méridionale avec Viborg, ainsi que les régions de Petsamo et de Salba. Elle doit également accepter l’établissement d’une base Soviétique dans la région de Porkala. En outre les pays vaincus doivent payer de lourds dommages de guerre aux États qui ont été lésés.